Notre avenir écologique en Afrique
Posté par emenis le 19 fév 2011 | Dans : Developpement

Lorsque l’écologie devient un paramètre à part entière du développement…
Cette série d’articles visent simplement à porter un regard de jeune intellectuel Africain sur les sujets brulants de l’heure ainsi que les thèmes de fond concernant notre Afrique notamment ceux liés à l’écologie.
Quand le problème des dégâts causés à l’environnement est abordé beaucoup de lecteurs et auditeurs de ces programmes rechignent à prêter une oreille attentive prétextant cela est encore un de ces phénomènes éphémères qui accaparent l’attention mondiale un temps sans suite. Pourtant la protection de notre environnement devrait être prise plus au sérieux tellement les enjeux sont déjà et s’avèreront importants dans les années à avenir. Mieux elle devrait devenir une priorité au même titre que la lutte contre la pauvreté ou les maladies transmissibles. Cette prise de conscience doit se faire plus rapidement en Afrique et dans d’autres régions pauvres du monde bien plus qu’ailleurs et ceci pour plusieurs raisons :
· Les conséquences du réchauffement planétaires toucheront plus durement les pays du Sud que ceux du Nord ce qui constituent encore une fois, admettons-le, une injuste naturelle. Logiquement n’est-ce pas les grands pollueurs qui devraient subir dans une large mesure les effets néfastes de leurs actions? Paradoxalement les prévisions des études menées sur le sujet préviennent clairement que ce sont les pays les plus pauvres dans leur ensemble qui payeront le plus lourd tribu.
· Des années d’efforts soutenus en vue d’amorcer un début de développement pourront facilement être remises en cause par une catastrophe naturelle due au réchauffement climatique dans le meilleur des cas, voire dans le pire des cas être complètement ruinées. Le cas des nombreux tremblements de terre dévastateurs, survenus au cours des premiers mois de l’année 2010 représentent des preuves incontestables surtout celui d’Haïti.
· Les pays en développement sont les moins préparés pour faire face aux crises d’une ampleur de celle d’Haïti le 12 janvier 2010 sur le plan aussi bien matériel, logistique qu’humain.
· Une prise de position prématurée favorisera une harmonisation au sein de ces pays du sud ce qui augmentera leur poids dans une éventuelle négociation en vue de compensation de la part des riches. Une telle coopération pourrait s’avérer très intéressante dans le cas où elle prévoit une mutualisation des ressources à la suite de catastrophes.
Les faits sont là, les chiffres catégoriques l’année 2010 restera l’année la plus chaudes depuis que les relevés météorologiques existent. Il a fait plus chaud au Canada, en Afrique sub-saharienne, en Afrique australe et Asie du sud-ouest ainsi que Le nord de la Russie. Il est remarquable que la plupart de ces régions citées soient classées parmi les moins développées.
Durant ces dernières semaines les informations des journaux télévisés nous rappellent l’urgence de la situation climatique de notre planète. D’une chaine à l’autre le téléspectateur attentif comprend immédiatement que l’affaire du réchauffement est une des plus sérieuses que l’humanité ait jamais rencontrées : l’inondation en Australie suivie de celle du Brésil, tous les deux laissant dans leurs sillages des morts, des dégâts matériels colossaux…d’immenses scènes de désolations.
Toutes ces choses nous rappellent juste au cas où on l’aurait oublié que l’humanité a un destin commun tout simplement parce que nous partageons une même planète : la Terre.
A l’heure actuelle il devient donc impératif pour les gouvernements africains de prendre des mesures adéquats pour informer les populations de leur pays respectif sur les risques écologiques de nos actions. L’essentiel étant d’aborder le thème de la protection environnementale avec un sentiment d’urgence qui nous pousse à la vigilance et à l’action.
manifestants qui ont ainsi surpris le monde entier. Après quelques semaines ou quelques jours à peine les Égyptiens ont pris le flambeau de la révolte avec les mêmes arguments et la même détermination. Pour ces derniers la méthode a été de faire d’une place publique ‘’Tahir’’ l’épicentre de la révolution. Le président égyptien Hosni Moubarak n’a pu résister que dix-sept jours face à la rue bouillonnante. Maintenant que Ben Ali, le Tunisien et Moubarak, l’Égyptien sont partis ou plutôt chassés du pouvoir ; la question qui se pose est de savoir à qui le tour.
Ils sont engagés à faire bouger les choses là où ils sont maintenant c’est-à-dire chez eux. Ils habitent pour la plupart dans les pays du Sud, issus du tiers monde.Quel que soit leur lieu de résidence, peu importe la distance qui les séparent ces hommes et femmes partagent la volonté de changer le quotidien difficile de leur communauté par l’innovation.Il ne faut pas aller les chercher très loin puisque ce sont souvent nos frères ou nos voisins, nos amis ou collègues, parfois de lointains visages inconnus.Mais , tous sont entièrement engagés dans le développement de leur milieu comme ce paysan qui vérifie les prix du soja par sms depuis son village du Kenya pour le compte de sa coopérative.Ils sont déterminés à créer des outils adaptés aux exigences locales comme ces étudiants indiens qui développent un logiciel libre pour interconnecter des petits groupes de villageois isolés…
isme nécessaire au recul de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie.Beaucoup de ces optimistes sont encore des porteurs de projet avec des idées novatrices d’utilité sociale.Alors il faudra que ceux qui ont les moyens soutiennent ces pionniers de l’innovation social afin qu’ils aient une meilleure visibilité et enfin pour qu’il se sentent plus valorisés.

